#Addicted

(A écouter sur un air bien connu de K’S Choice)

 

Bigorexie

Pour certains, il s’agit juste d’un prétexte pour faire un jeu de mot douteux sur les bigorneaux… Pour d’autres, c’est une réalité de tous les jours : l’addiction au sport.

 

KESAKO ?

Une conduite addictive liée au sport. Une personne qui en souffre affirme ne plus pouvoir se passer de sport, et se sentir mal si elle est obligée de ne pas pratiquer.

 

Que se passe-t-il dans notre petit cerveau ?
D’où vient cette espèce de « shoot » de plaisir à l’effort ? Lors d’une course par exemple, on observe un bien-être qui envahit l’organisme. Cette sensation est le résultat d’une interaction chimique qui active, au niveau du cerveau, le circuit de la récompense. Elle aboutit à la libération d’un neurotransmetteur tel que la dopamine dans le noyau accumbens. La dopamine est en grande partie responsable de cette sensation de plaisir. Certaines personnes qui recherchent cette sensation en permanence, font de plus en plus de sport et deviennent en quelque sorte accros.

Ce comportement peut induire une perte de contrôle qui pousse à continuer, coûte que coûte, à faire plus de sport malgré la douleur physique, malgré les blessures. Aux conséquences physiques telles que les entorses et les fractures, peuvent se rajouter des conséquences psychologiques : dépression, troubles du sommeil, troubles alimentaires. Les rapports sociaux changent et la passion se transforme en obsession.

 

Une explication scientifique mais pas que !
Ben… Oui… On est un peu tous soumis aux mêmes pics d’endorphines alors qu’est ce qui fait que certains plongent… Et d’autres non ?

Il y a un versant psychologique à cette conduite addictive, qui ne contredit nullement l’origine biochimique, mais la complète. Les personnes qui pratiquent le sport de manière addictive, pourraient agir ainsi pour augmenter leur estime d’elles-mêmes grâce à la prise de conscience de leurs capacités physiques, de leur endurance etc, ou pour combler un vide affectif par la pratique sportive qui remplit leur vie.

Et puis, le versant de l’esthétique corporelle prend une place importante. Certains sportifs compulsifs ont une piètre vision esthétique d’eux-mêmes et chercheraient à modifier leur apparence corporelle, angoissés par le jugement négatif qu’ils portent sur leur corps, ou par celui qu’ils imaginent porté sur eux par leur entourage.

Je rajouterai à cela, l’effet parfois destructeur de certains idéaux et canons esthétiques véhiculés par les nouveaux médias sociaux. Ce n’est pas une coïncidence si de plus en plus de fitgirls et fitboys (je pense à foodiegirlfitness notamment) commencent à poster des photos « plus vraies » que celles qui sont postées d’habitude.
Parce que … Oui… Cette vérité est peut-être dure à entendre mais… ASSIS, ON A TOUS DES BOURRELETS, NONDIDJU !

 

Quand faut-il commencer à s’inquiéter ?

La première dépendance est d’abord dans le besoin de reproduire aussi souvent que possible cet état de légèreté et de quiétude qui suit un effort. Mais, en se structurant et en devenant bigorexie, cette dépendance s’attaque au psychique. « L’activité (sportive) peut finir par occuper une place disproportionnée dans l’identité de la personne et générer des conflits entre le sport en question et d’autres aspects de la vie », notaient en 2008 des chercheurs en psychologie du sport.

En bref, quand ça commence à envahir tout ton espace disponible … Ça commence à devenir un problème. D’autres signes doivent aussi vous alerter :

• Opinion altérée de soi-même. Physiquement, les addicts ont tendance – comme certains sujets atteints de troubles du comportement alimentaire – à se voir plus gros qu’ils ne sont. Psychologiquement, ils sont convaincus de ne pas s’entraîner suffisamment.

• Un quotidien cadenassé. Souvent déprimés à l’idée de ne pas pouvoir respecter un plan d’entraînement, ils laissent le sport prendre le contrôle de leur quotidien. Le moindre contretemps pouvant altérer le déroulement idéal de la journée (entraînement, heures des repas, plages de repos) est vécu comme une agression insupportable.

• Une vie sociale et familiale sacrifiée. Prisonniers de leur obsession, ils refusent d’entendre les conseils de leurs proches et choisissent souvent de tourner le dos à leurs amis (jugés pas assez sportifs) voire à leur famille (considérée comme pas assez compréhensive).

 

A suivre sur https://www.instagram.com/foodiegirlfitness/

 

 

Sources :
http://www.allodocteurs.fr/maladies/drogues-et-addictions/dependance-au-sport-quand-le-sport-devient-une-obsession_10267.html

https://vital.topsante.com/je-reste-en-forme/sport-et-sante/la-bigorexie-quand-le-sport-devient-une-addiction-789

http://www.e-sante.be/bigorexie-ou-dependance-sport/actualite/413

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Je-suis-accro-au-sport

http://www.ifac-addictions.fr/les-dependances-sportives.html

https://www.lequipe.fr/Ilosport/Archives/Actualites/Addiction-au-sport-c-est-grave-docteur/743771

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=bigorexie-etrange-addiction-sport

http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/une-blogueuse-fitness-denonce-lillusion-du-corps-parfait-en-deux-221116-117912

J’ai testé pour vous… l’addiction au sport

Bigorexie, lorsque le sport devient addiction

 

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